Diplômé d'un diplôme de psychologie clinique d'orientation psychanalytique, je propose des thérapies avec des adolescents et des adultes en thérapie individuelle, familiale ou en couple.
Travailler sur soi, c'est mettre en lumière ce qui est inconscient en nous. Il s'agit d'éclairer les territoires mal-aimés de notre esprit afin de nous rapprocher de notre coeur, ce qu'il y a de plus sage et de plus aimant en nous.
Notre esprit est souvent tiraillé entre deux camps : d'un côté le coeur qui nous exprime ce qui serait bon pour nous et d'un autre le mental qui lutte et résiste. Le mental représente toutes les peurs et autres émotions auxquels nous nous identifions. Le mental est ainsi très limité et conditionné. De plus, le mental est souvent prêt à se battre et à se défendre pour préserver son territoire. Il espère obtenir le bonheur à travers ce champ étroit de conscience, et en même temps, craint de ne pouvoir l'obtenir, ou encore d'en être séparé et de le perdre. Juste à côté, le cœur qui connaît le chemin de la paix susurre à l'oreille du mental des pensées d'amour et de sagesse mais qui ne peuvent être entendues tant le bruit du mental est fort. Ce conflit intérieur génère stress, anxiété, angoisse, dépression et colère. Ces mécanismes sont en grandes partie inconscients et tant qu'ils ne sont pas reconnus, ils continuent d'être mis en œuvre inlassablement. De cette façon la souffrance se perpétue sans interruption. C'est ça la névrose.
Sans en être conscient, nous nous infligeons un mal-être considérable. Pour s'en défaire, nous avons besoin de reconnaître comment il se met en place. Notre pouvoir réside dans notre capacité à voir, clairement, sans complaisance, comment nous créons notre souffrance. Comprenant cela, la souffrance peut être envisagée non plus comme quelque chose contre quoi lutter, mais comme une invitation à ouvrir notre champs de conscience, une invitation à regarder à l'intérieur et à grandir. Pour évoluer, cette souffrance a besoin d'être accueillie et comprise. Lorsque l'on conscientise clairement nos zones d'ombre, naturellement nous tournons notre esprit vers un chemin plus vertueux. Nous apprenons ainsi à discerner la voix de notre cœur de celle du mental et de ses peurs. Progressivement, nous développons une marge de manœuvre intérieure nous permettant de donner davantage d'écoute au cœur ou au mental, à ce qui amène vers la paix ou vers la souffrance. Ainsi, le mal-être devient un moteur de transformation permettant à l'amour et à la sagesse de s'épanouir.
Seulement il est plus difficile de travailler sur soi lorsque nous sommes seuls. En effet nous sommes généralement inconscients de tout ce qui se joue dans notre esprit. "Être inconscient" signifie ici que nous sommes complètement identifiés à nos pensées et à nos émotions. Autrement dit, nous sommes pris par le mental sans capacité de recul. C'est là que travailler avec un thérapeute devient important. Il aide le patient à voir comment sa souffrance se créer et se perpétue. Tous les mouvements psychiques qui traversent le patient sont accueillis dans l'espace thérapeutique, un espace d'accueil bienveillant où tout peut être tel quel, sans jugement. L'espace thérapeutique est une porte d'accès vers notre propre espace d'amour et de sagesse. Cet espace nous permet de pratiquer l'observation bienveillante de soi-même, nous permettant de gagner en clarté et en compréhension sur notre fonctionnement. Nous nous voyons faire, parler, penser et réagir. C'est par cette clarté et cette bienveillance qu'au fur et à mesure nous usons nos névroses pour tendre vers un territoire plus vaste, aimant et englobant. De la même façon que l'on cesse de mettre sa main dans le feu quand on réalise qu'il brûle, nous lâchons tout comportement néfaste lorsque celui-ci est pleinement éclairé par la lumière de la conscience. Ainsi, le travail sur soi en thérapie nous invite à reconnaître ce qui nous amène vers la paix et ce qui nous en détourne, faisant de chaque situation une opportunité de mieux se rencontrer.
En quelques mots, nous pourrions dire que travailler sur soi se résume finalement à être un bon humain : simple et aimant.
La méditation de pleine conscience, de quoi s’agit-il ?
En tibétain, méditer se dit gom. Etymologiquement, gom signifie cultiver, se familiariser ou encore s’entraîner. Méditer veut donc dire entraîner son esprit. Mais s’entraîner à quoi ? Dans un premier temps, il s’agit d’entraîner l’attention à revenir ici-et-maintenant.
L’attention peut être portée volontairement sur quelque chose ou bien être involontairement attirée par quelque chose comme un son ou une pensée. Cette tendance de l’attention à être attirée par les mouvements n’est pas mauvaise en soi, elle permet parfois de pouvoir réagir à certaines situations, comme s’il se déclenchait un incendie là maintenant par exemple. C’est lorsque l’attention est emportée de façon automatique et que ce n’est pas nécessaire que cela peut devenir dérangeant : une pensée capte notre attention, cède sa place à une seconde pensée, devenant une histoire puis une émotion etc. C’est le fameux mode « pilote automatique ».
Pour autant, nous avons besoin de ces deux qualités de l’attention : à la fois pouvoir porter notre attention sur quelque chose de façon volontaire et intentionnelle tout en restant ouvert à notre environnement, pouvant ainsi réagir si cela le nécessite. Ce que l’on entraîne dans la méditation, c’est donc cela : ramener notre attention dans l’instant présent, sans jugement sur ce que l’on éprouve ou ce qu’il se passe. Autrement dit, on s’entraîne à être pleinement conscient de ce qu’il se passe, sans réagir.
En effet, lorsque notre attention se trouve emportée, nous avons tendance à devenir inconscient. Quand une pensée nous emmène vers d’autres pensées, à ce moment précis, nous ne nous en rendons généralement pas compte. C’est qu’une fois revenu que nous remarquons avoir été emporté. La méditation de pleine conscience vise exactement ce point précis : savoir que l’on est parti, savoir que l’on est inconscient. Dès que nous nous en rendons compte, nous sommes de nouveau là, présent. Ce qui distingue ainsi le mode pilote automatique de la pleine conscience, c’est que nous sommes conscient de ce qu’il se passe sans être pris par ce qu’il se passe.
Ainsi, dans la méditation, on ne cherche pas à arrêter les pensées, ni à arrêter quoi que ce soit. Ce n’est pas faire le vide. On ne cherche pas non plus à transformer notre expérience. On entraîne simplement notre attention à revenir dans l’instant présent. Ce n’est pas non plus essayer de rester dans l’instant, mais plutôt s’entraîner à remarquer lorsque l’on en part. Avec l’entraînement, cela créer des ruptures dans la chaîne des pensées et atténue la réactivité émotionnelle. L’attention étant moins distraite, il y a ainsi davantage de place pour laisser nos qualités intérieures émerger. De nombreuses études soulignent les effets bénéfiques de la méditation sur la réduction du stress, de l’anxiété ainsi que sur la relation aux émotions et tous les bienfaits qui en découlent.
Cette qualité de l’attention étant innée, nous ne créons rien dans la méditation de pleine conscience. Il s’agit d’une ressource intérieure déjà à notre disposition que nous pouvons nourrir. Ainsi, la pleine conscience peut se cultiver que l’on mange, que l’on marche ou que l’on aille aux toilettes. Elle peut se cultiver à n’importe quel moment et n’importe quand. De cette façon, la vie de tous les jours et la pratique formelle de la méditation se nourrissent l’une et l’autre.
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